Sentiers de vie au féminin

Pour une femme, la gestion de la blessure culturelle  et familiale de n'être née QUE femme est d'une importance capitale !

 

Sans prise de conscience de sa blessure, de la haine consécutive envers sa propre  mère; la femme sera amenée à dévaloriser profondément  le fait d'être femme. Elle n'accordera ensuite de valeur qu'à une parole masculine (notamment celle du père)  et à la vision-interprétative masculine  de l'existence.

 

De ce fait elle se sentira  en port -à-faux avec elle-même et  en gardera une insécurité  profonde.

 

Sans prise de conscience, comme mère elle transmettra les valeurs  patriarcales sans les avoirs quelque peu aménagées pour y soigner également la beauté du féminin.

 

Ainsi, ces fils seront seuls à même de la valider aux yeux de la société., blessure et oedipe faisant loi commune. Ce qui d'abord constitue un réel privilège, se révèlera  ensuite une véritable prison pour ce fils lui rendant l'accès à la maturité bien difficile. 

 

De génération en génération c'est un ravage qui est perpétré.

 

A l'heure où une fille aînée peut devenir reine au même titre qu'un fils aîné, il est urgent de  (re)penser  le féminin à partir de l'expérience féminine.

 

Il est essentiel pour chaque femme d'être arrimée solidemment à la beauté et aux pouvoirs du féminin afin d'être à même d'enrichir l'âme du monde de son point de vue particulier et nécessairement différent.

 

De même, il n'est plus suffisant pour l'homme de proposer au sein du couple un partage de ses privilèges comme une avancée culturelle appréciable.

 

Nous avons besoin de véritables partenariats existentiels  à même de soutenir le développement d'une nouvelle culture où masculin et féminin bénéficieront de  la même dignité dans le respect de leur différences.

 

 

Sentiers de vie au masculin

Pour un homme la façon dont il se sortira du lien à sa mère sera déterminant dans son rapport au féminin comme dans la façon dont il vivra son identité masculine.

 

Si dans un premier temps il est l'heureux bénéficiaire de tout cet investissement,  dans la suite se concevoir actif devant la puissance de cette mère et  ensuite de la femme ne sera  pas si évident.

 

 

Bien souvent il s'arrachera à la fascination du féminin en survalorisant le fait d'être un garçon et en méprisant ce qui a suscité sa fascination. Cela lui rendra difficile d'accorder à la femme une réelle place d'interlocutrice.

 

Un garçon non fêté par sa mère, rencontrera lui aussi des difficultés dans son rapport à la femme

 

En l'absence d'un père fort et surtout présent émotionnellement, le garçon n'aura d'issue que de s'éloigner de tout ce qui est émotionnel pour ne pas être comme  une femme, et se rassurer d'être bien un homme.

 

Il est essentiel pour un homme de valider le masculin, de se sécuriser de son apport particulier à la prise en charge et la compréhension de la vie afin de pouvoir apprivoiser en sécurité sa dimension féminine et se trouver ainsi dans un moindre besoin de dominer, maitriser le féminin.

 

Ce cheminement se fera en deux étapes fondamentales: échapper à l'emprise et acquérir la capacité de se confronter.

L'initiation violente subie par les garçons dans les cultures primitives avait la fonction de retirer le garçon de l'amour maternel et le confronter à la réalité ; aujourd'hui l'homme ne peut compter ,pour assurer ces deux étapes, que sur ces propres forces.